Silhouette de pin up, la mudflap girl

C’est quoi la rédaction SEO (UBVEL #5)

C’est quoi le SEO ? En voilà un sacré steak. Le SEO c’est tout ce qui améliore la visibilité de votre site web dans les moteurs de recherche. Je vous dois la vérité, je ne vais pas vous transformer en rédacteur SEO ou en référenceur qui déchire avec un papier de blog. Voilà ma promesse : une fois que vous aurez vu tout ça, vous serez plus capable d’identifier un problème SEO sur votre site. Vous serez aussi plus capable d’évaluer la qualité du travail d’un rédacteur SEO si vous en avez pris un.

SEO signifie « search engine optimization » (optimisation pour les moteurs de recherche). Pour bien comprendre de quoi il est question, nous devons nous intéresser à ces fameux moteurs. Une fois qu’on aura vu ça, on fera le tour de ce qu’ils aiment.

C’est quoi un moteur de recherche

Vous en connaissez au moins un, sans doute plusieurs : Google, Bing, Yahoo !, DuckDuckGo… Special dédicace à Qwant qui promet des résultats « neutres » et de respecter votre vie privée. Un moteur de recherche est un site web qui vous propose de trouver ce que vous voulez sur internet.

Les moteurs de recherche se présentent tous à peu près de la même façon : un espace pour taper ses mots clés de recherche, et on bouton pour lancer. Screenshot de google.com commenté par moi.
Les moteurs de recherche se présentent tous à peu près de la même façon : un espace pour taper ses mots clés de recherche, et un bouton pour lancer. Capture d’écran de google.com commentée par moi.

Côté utilisateur, c’est simple : vous tapez vos requêtes et obtenez des résultats de recherche (on les appelle les SERP : search engine research page) qui normalement correspondent à ce que vous voulez trouver. Côté moteur de recherche, c’est une sacré cuisine. Elle prend sa source dans le modèle économique derrière le service qui vous est offert.

Les moteurs de recherche, c’est fait pour gagner des sous

Anéfé, comme dirait l’autre, les moteurs de recherche sont des outils développés par des entreprises. Elles gagnent leur vie grâce à la publicité. Dans les résultats de recherche vous avez d’un côté les résultats dits « naturels ». Le moteur vous les propose car ils ont été évalués comme utiles par rapport à votre recherche. Vous avez les résultats dits « sponsorisés ». Là ce sont des entreprises qui paient le moteur de recherche pour afficher une publicité quand un internaute a tapé certains mots clés.

(En général ces publicités ressemblent furieusement à un résultat naturel dans la mise en forme. On peut les reconnaître aux petites icônes type « sponsorisé » qui les accompagnent.)

Les résultats de recherche incluent des résultats naturels et des résultats sponsorisés. Certaines entreprises paient le moteur de recherche pour afficher leur offre, au hasard, voilà une illustration sur la question des "rédacteurs SEO" (ne me cherchez pas là, vous ne me trouverez pas ! )
Les résultats de recherche incluent des résultats naturels et des résultats sponsorisés. Certaines entreprises paient le moteur de recherche pour afficher leur offre, au hasard, voilà une illustration sur la question des “rédacteurs SEO” (ne me cherchez pas là, vous ne me trouverez pas ! )

Compte tenu de la façon dont les moteurs de recherche gagnent leur vie, ils n’ont de cesse de vous fidéliser. Ils le font en vous remontant des résultats satisfaisants. Plus vous êtes content, plus vous revenez, plus vous revenez, plus vous voyez de résultats sponsorisés, et plus vous voyez de résultats sponsorisés plus le moteur gagne des sous. (Nous ne parlerons pas aujourd’hui des résultats sponsorisés, sachez toutefois qu’on regroupe tout ce qui concerne ce domaine sous le terme SEA : search engine advertisement.)

Donc les moteurs de recherche sont tous aux petits soins pour vous proposer les meilleurs résultats possibles. Comment font-ils ?

Le nerf de la guerre : les algorithmes

À vos souhaits. D’abord, qu’est ce qu’un algorithme ? C’est une suite automatisée d’instructions ou d’opérations réalisées par un ordinateur dans le but d’obtenir un résultat. (Ce résultat peut être une valeur, le déclenchement d’une action dans certaines conditions…) (Plus d’infos sur ce qu’est un algorithme chez Wikipédia).

Étape n°1 : le moteur de recherche « scanne internet ». Il a des programmes spécialement conçus dans ce but, ceux-ci se baladent sur tous les sites et toutes les pages qu’ils peuvent trouver. En général ces programmes sont désignés par le mot « bot » (on utilise aussi le mot « spider »). Quand un bot passe sur une page, on dit qu’il « crawle » la page.

Étape n°2 : quand les bots sont sur une page, ils relèvent les éléments qu’ils y trouvent : textes, images, vidéos etc. Ensuite le tout est rangé dans la plus grande bibliothèque que vous puissiez imaginer. Cette bibliothèque s’appelle un index.

Étape n°3 : le moteur de recherche calcule des scores qui donnent l’intérêt de vos pages pour tous les mots clés que les internautes pourraient taper. Il le fait avec des algorithmes.

Étape n°4 : les moteurs de recherche « observent » le comportement des internautes. Si vous avez lu mon billet qui explique ce qu’est un ordinateur, vous savez donc qu’un moteur de recherche est incapable de différencier ce qui est intéressant et ce qui ne l’est pas, le pertinent du catastrophique.

Exemple de “ratage algorithmique” sur “Congélateur” :

 

Pour cette raison, les moteurs de recherche établissent une espèce de « portrait robot » des pages considérées comme intéressantes par les êtres humains que nous sommes. Ils prennent en compte beaucoup de critères : est-ce que le site est rapide, est-ce que les pages contiennent les mots clés, des mots qu’on retrouve souvent associés aux mots clés, des images ou des vidéos en rapport avec le sujet, est-ce que cette page est relayée sur les réseaux sociaux, est-ce que beaucoup de sites renvoient vers cette page etc.

La question du référencement naturel fait se côtoyer la machine et l'humain. Un ordinateur ne peut pas comprendre ce à quoi il a affaire. Image Geralt, CCO.
La question du référencement naturel fait se côtoyer la machine et l’humain. Un ordinateur ne peut pas comprendre ce à quoi il a affaire. Image Geralt, CCO.

Étape n°5 : vous tapez une requête. Le moteur de recherche la prend et va chercher ce qui correspond le mieux dans son index pour y répondre.

Tout ça nous donne : le référencement naturel

Le référencement naturel d’un site, c’est tous les mots clés pour lesquels le site a obtenu une meilleure note que les autres auprès des différents moteurs de recherche. Autrement dit, ce sont tous les mots clés pour lesquels votre site remonte en premier dans les résultats des moteurs de recherche. Pour vous faire une idée :

La première place

C’est la meilleure, c’est ce qu’il vous faut viser. Si votre accroche est bonne (titre et la petite phrase qui l’accompagne, on appelle cette phrase « méta-description »), vous pouvez espérer des taux de clic de l’ordre de 20 %. Cela signifie qu’un internaute sur 5 va cliquer sur votre site.

Une nuance, et de taille. Si la requête de l’internaute visait à vous trouver vous (par exemple en cherchant votre marque commerciale), là le taux s’envole à 75 %. Si sa requête était dans votre domaine d’activité, l’impact d’une première place est plus modeste (mes fameux 20%).

Les sites qui sortent dans le top 3 des résultats naturels sont les grands vainqueurs de l'affaire. Image Peggymarco CCO.
Les sites qui sortent dans le top 3 des résultats naturels sont les grands vainqueurs de l’affaire. Image Peggymarco CCO.

Dans le top 3

C’est bien ! Là vous pouvez espérer des taux de clic de l’ordre de 10 %.

En première page

Déjà mieux que rien. Là l’accroche est vraiment déterminante. Si vos « concurrents » sont plutôt pas terrible et vous excellent, vous pouvez presque recoller aux taux de clic du top 3.

Tout ce qui est au-delà

Pratiquement inutile… (en tout cas en première approche, mais souvenez vous bien qu’avant d’arriver à la case n°1, vous devez passer par la 10).

WARNING : les résultats dits « enrichis »

Tout ce que je vous raconte ci-dessus est valable si et seulement si les résultats de recherche obtenus par l’internaute sont simples (il n’y a que des résultats naturels).

Ces quelques dernières années, les moteurs de recherche se sont mis à faire remonter de plus en plus de résultats « enrichis » pour certaines requêtes. Au dessus ou à côté des résultats naturels se trouvent des espaces mis en valeur.

Les résultats sponsorisés existent depuis un sacré bout de temps. Maintenant, vous trouvez aussi des annuaires d’entreprises, des recherches image, des actualités, « knowledge graph » etc.

Les résultats de recherche sont dits "enrichis" lorsqu'ils présentent autre chose que des résultats "naturels".
Les résultats de recherche sont dits “enrichis” lorsqu’ils présentent autre chose que des résultats “naturels”. (Cliquez sur l’image pour agrandir). Ici les résultats Google pour Marie Curie. On observe une actu (cadre rouge), des résultats naturels (cadres noirs) et un knowledge graph (cadre vert).

Les résultats enrichis “dévorent” la performance des résultats naturels. Ils présentent des résultats que le moteur de recherche a décidé de mettre en avant, selon sa politique interne.

Vous voyez ici les résultats Google obtenus pour Marie Curie. Le moteur, dans les secrets replis de ses algorithmes, a trouvé de la structure dans la connaissance qui existe sur le web autour des termes « Marie Curie » (et les robots adorent la structure). Hop, il compile et regroupe l’info et la présente joliment. C’est ça un « knowledge graph ».

En fonction des domaines d’activité, l’arrivée des résultats enrichis a été une catastrophe thermonucléaire pour la visibilité en ligne. Je pense notamment aux sites de e-commerce qui vendent des articles du quotidien.

Ici, nous avons du résultat naturel (en bas). Au dessus, on trouve du résultat naturel qui inclue des « rich snippets ». C’est de l’info présente sur le site sous une forme que Google sait interpréter et que le moteur met joliment en forme. Ça accroche l’œil, c’est très efficace pour booster les taux de clic. Au dessus, du résultat sponsorisé « classique ». Lui aussi inclue des « rich snippets ». Et encore au dessus, Google shopping. Une grande majorité des internautes confondent ça avec un comparateur de prix.

Dans Google shopping, les annonceurs paient pour présenter les articles en premier (c’est un système d’enchères, ça peut s’envoler très haut !) Avis perso : Google shopping est sans doute le plus gigantesque aspirateur à bénéfices qui ait jamais été inventé. À mon avis, un site de e-commerce pur (c’est à dire non adossé à une autre activité que la vente en ligne) ne peut pas décemment espérer survivre sans aller payer sa dîme.

Nous revenons maintenant au SEO

Ce qu’on appelle le SEO se découpe en deux grands ensembles : le SEO on-site (sur votre site web) et le SEO off-site (ailleurs que sur votre site web).

Le SEO off-site

Le SEO off-site est assez facile à comprendre. Cela regroupe tous les indicateurs qui démontrent (aux yeux des moteurs de recherche) que vos contenus sont de qualité. En gros : votre site et vos pages sont-ils référencés par d’autres sites sur internet. En général on appelle ça un backlink (ou inbound link, ou inlink…)

Nous avons :

Le nombre de liens externes qui pointent sur vos pages

En gros plus il y en a, mieux c’est.

La « qualité » des sites qui font des liens vers vos pages

Sont-ils reconnus, fréquentés, font-ils autorité, se situent-ils dans un sujet qui vous concerne ? (Indice : le blog voyage de la petite cousine alors que vous êtes électricien, ça marche moyen.)

La façon dont les liens sur les sites externes pointent vers vos pages

Il y a la question do-follow et no-follow. C’est un truc dans le code informatique de la page qui dit aux moteurs de recherche « j’ai fait un lien, oui tu peux le suivre » ou « j’ai fait un lien, non, ne le suis pas ». Comme vous l’imaginez, mieux vaut le do-follow. (Enfin… ça dépend. Si c’est un site considéré comme pouilleux par les moteurs de recherche, là ça coince. Sa pouilleuserie retentit sur vous. Si cela vous arrive, dépêchez-vous de vous ruer sur votre console pour désavouer le lien chez Google search console et Bing webmaster tool.)

Il y a la question de ce qu’on appelle « l’ancre ». Comment ce lien est-il inséré, sur quels mots, un descriptif a-t-il été ajouté etc. (Doucement sur les ancres, Ok? Les moteurs de recherche détectent les optimisations outrancières et pénalisent durement.)

Votre site fait-il l’objet de discussions et de signes positifs (like etc.) sur les réseaux sociaux ?

Les liens vers votre site sur les réseaux sociaux sont tous en “no-follow”. Ils n’agissent pas directement sur votre référencement. Toutefois ils amorcent de la fréquentation, de la visibilité. Vous ameutez les foules. Au final, c’est positif.

Les signaux positifs en direction de votre site sur les réseaux sociaux sont une bonne chose pour vous. Image Geralt CCO.
Les signaux positifs en direction de votre site sur les réseaux sociaux sont une bonne chose pour vous. Image Geralt CCO.

Un avertissement MAJEUR sur l’optimisation off-site

Il y a beaucoup de prestataires qui proposent de vous choper des backlinks, plein, pas chers etc. Non. Je vous jure, non. Ces prestataires sont issus d’une période révolue du SEO. Aujourd’hui les moteurs de recherche détectent les backlinks artificiels et pénalisent durement.

Cela signifie que vous allez devoir prendre votre canne de berger et aller chercher les backlinks vers vous. Première étape, faire tout ce que je vous racontais là-bas (réseaux sociaux, annuaires).

Aller chercher les backlinks

Il y a des tas de choses possibles.

Identifier « qui » parle déjà de vous sur internet mais sans avoir fait de lien vers votre site. Là vous prenez votre plus jolie plume électronique pour remercier l’auteur et sortez un bouquet de fleurs numériques pour gentiment demander s’il y a moyen. Dans la pratique : pour trouver ces cas là vous faites une recherche sur votre marque commerciale, votre adresse physique, tout ce qui pourrait être pertinent pour vous trouver.

Dès qu’on vous parle (physiquement) de parler de vous sur internet, immédiatement vous sortez le lien vers votre site (en fait le mieux serait de sortir les liens vers votre site. En fonction des cas certaines pages seront plus pertinentes que d’autres).

Identifier qui « pourrait » parler de vous sur internet. Vous contactez la personne, et là encore vous avisez en fonction des cas.

Identifier « de qui » vous pourriez parler sur internet. Eh oui. Je vous assure, je vous le promet, ça met une sacré quantité d’huile dans le relationnel. Parlez de vos partenaires sur leurs événementiels, un jour ils vous le rendront sur les vôtres. (Je parle bien de vos partenaires. Faire de la pub à vos concurrents n’est pas une bonne idée. Dans l’idéal ce partenaire propose des services complémentaires aux vôtres et/ou se situe dans la même aire géographique.)

De manière globale : intégrez le fait que vous avez un site dans votre stratégie de communication. Dès que vous entreprenez une action, demandez vous de quelle façon elle pourrait être élargie en incluant le numérique.

Le SEO on-site

Les bonnes pratiques SEO évoluent en permanence, car les moteurs de recherche font évoluer leurs algorithmes de classement en permanence. Les moteurs de recherche font évoluer leurs algorithmes en permanence car ils veulent les rendre capables de donner des résultats de plus en plus pertinents. Or, internet regorge d’experts SEO qui se font une spécialité de tromper les algorithmes et faire remonter des contenus pourris en première page.

Alors certes oui les algorithmes sont « trompables » en y mettant de l’huile de coude. Sauf que vous, sauf erreur de ma part, vous n’y avez pas du tout intérêt. D’abord parce que vous avez autre chose à faire que travailler en permanence sur votre site. Ensuite parce que générer du trafic, vous vous en foutez. Vous pouvez tromper un algorithme, vous ne tromperez pas un humain. Or vos clients potentiels sont des humains. (Et si un jour un moteur de recherche détecte que vous avez essayé de le tromper, ayaya.)

Donc voilà. N’essayez pas de leurrer les algos. Faites un bon site avec de vrais contenus de qualité, c’est dans votre intérêt. Celui-là continuera à être efficace, quelles que soient les évolutions des bonnes pratiques en rédaction SEO.

Partons donc du principe que vous avez ou allez créer du bon contenu pour votre site. Il ne reste plus qu’à saupoudrer un peu de bonnes pratiques par dessus pour être au point. Il y a les aspects techniques et éditoriaux.

Côté technique

Le code de votre site doit être propre, conforme aux bonnes pratiques internationales. Donc vous voyez le webdesigner pas cher qui vous fait un truc viteuf avec un logiciel craqué ? Il sort. Tout de suite. Un outil pour tester si la structure de vos pages tient la route : le W3C markup validation tool.

(Ah oui, faites régulièrement vos mises à jour. Je vous promet, vous n’avez pas envie d’être piraté. Si vous avez un presta et qu’il vous lâche un truc du genre « ne mets pas à jour ça va tout casser », lui aussi il sort et il emmène son site développé avec les pieds avec lui.)

Votre site doit être rapide à charger. Vous vous rappelez des 15 secondes pour capter un internaute ? Le temps de chargement de vos pages entre dedans. Et pas de « ouais mais c’est bon, maintenant y’a la fibre ». Plus de 50 % des visites sur le web se font sur mobile, donc au mieux en 4G.

Un outil pour tester la vitesse de votre site (et qui en plus vous donne les principaux freins) : GTmetrix.

Votre site doit être adapté à la consultation sur mobiles. En général on parle de site « responsive » (cela signifie que la mise en page de votre site se reconfigure en fonction de la surface disponible à l’écran du visiteur pour l’afficher). Un outil pour tester si votre site est “mobile-friendly” : le test de Google.

Le ” HTTP header”. Je vous parle là du code informatique de la page. Il est conseillé de lui faire inclure des infos supplémentaires par rapport au strict minimum vital. Ça, les bots aiment bien (ceux des moteurs de recherche et tous les autres) : un Last-Modified (je vous en avais déjà parlé ici) et des champs Expires.

Toujours dans le code des pages : passez à l’Open graph. Cela donne des tas d’infos sur votre pages. Elles sont compréhensibles par des robots. Ce sera utile bien au delà du SEO. L’Open graph est un standard lancé initialement par Facebook qui aujourd’hui est géré par l’Open web foundation.

Côté éditorial

En premier lieu, on en revient à ce dont je vous parlais l’autre jour. Pensez « parcours utilisateur » et expérience client.

Soyez précis et concis. Ça rend les contenus plus percutants, donc efficaces. Un exercice sympa : reprenez vos phrases et supprimez les mots qui n’apportent pas de sens. Vous allez sans doute être surpris de ce qu’il vous reste à la fin. (Ne soyez pas trop sec non plus. Les mots qui n’apportent pas de sens posent une ambiance. À vous de trouver votre équilibre.)

Une « règle d’écriture » : 1 idée par phrase et un concept par paragraphe. C’est valable pour les internautes (qui lisent en diagonale) et pour le SEO. Ça structure l’info sur vos pages. Les robots adorent la structure. (Je l’ai déjà dit, oui, je sais.)

Enrichissez vos textes de contenus multimédias (images, vidéos etc). Ça apporte de l’info, ça « divertit » l’œil. Faites des liens vers d’autres contenus pertinents sur le web qui complètent le vôtre. Ça peut être un contenu à vous qui est sur une autre de vos pages, ou un autre site web que le vôtre. L’internaute est content, il a les éventuels compléments qui l’intéressent. Le moteur de recherche est content. Il situe mieux ce dont parlent vos pages.

Les mots clés

Vous avez votre façon de parler de votre métier, et celle dont vos clients potentiels en parlent.

Si vous utilisez vos mots à vous sur votre site web, que va-t-il se passer ? Vous serez référencé sur vos mots à vous, ceux d’un pro de votre secteur. Vous serez donc trouvable par les pros de votre secteur. Or vous, qui visez-vous en premier, vos concurrents ou vos client potentiels ?

Un client potentiel qui cherche un pro va le faire avec ses mots à lui, pas avec les vôtres.

Toutes vos accroches, vos titres, vos descriptions doivent être faits dans le langage de votre client. Alors bien sûr, vous allez sans doute apporter de la connaissance supplémentaire à vos visiteurs. Veillez toujours à ce que le « point d’entrée » vers cette connaissance supplémentaire soit connu de votre client potentiel. Les mots de vos clients potentiels doivent devenir vos mots clés.

Trouver les mots clés de vos clients potentiels. Pour cela il y a 2 outils que j’apprécie :

Google trends. Vous tapez la ou les expressions que vous utiliseriez pour trouver les pros tels que vous. Cela vous donne accès à la fréquence de la recherche, sa saisonnalité et ce avec quoi elle est associée.

Le keyword planner de Google Adwords (il nécessite une inscription mais reste gratuit) : idem vous tapez vos mots clés et voyez ce qui sort.

Dans les deux cas, il vous faudra trier afin d’établir la liste des expressions à travailler en SEO. Ce sont les plus fréquentes et celles qui révèlent des interrogations majeures au sujet de ce que vous proposez.

Cas particulier : vous avez déjà une page et voulez voir si elle est « performante » par rapport à la concurrence. J’aime bien Textfocus. Cela nécessite une inscription mais les premiers essais sont gratuits. (En plus ils sont à Rennes, un peu de chauvinisme breton ça ne fait jamais de mal.)

Mots clés et cocon sémantique, c’est quoi ça ?

Vous avez vos mots clés (expressions cibles que vous allez travailler en SEO). Vous avez les sujets dont vous allez traiter sur votre site web.

Première règle. Pour une page, vous vous définissez 1 sujet et MAXIMUM 2 expressions cibles (et elles sont liées l’une à l’autre).

Pourquoi ? C’est une histoire de cocon sémantique. Restons simples, illustrons la question. Imaginons que votre business consiste à vendre des peignes ET du beurre, vous voulez donc être trouvable pour les deux.

Normal.

Sauf que moi, perso, si je devais acheter du beurre, j’irais dans une crèmerie, pas un salon de coiffure. Donc vous devez vous débrouiller pour être trouvable d’un côté pour « beurre » avec une page qui parle de crèmerie, et d’un autre côté pour « peigne » avec une page consacrée aux cheveux.

Jusque là tout va bien. En tout cas pour vous. Les algos des moteurs de recherche, eux par contre ils sont tout tourneboulés. Vos clients potentiels aussi. C’est donc à vous de reconstituer la cohérence en travaillant le SEO.

Comment faire ? Perso, j’appelle ça la méthode « trois ptits chats ». (Mais siiiii vous connaissez : trois ptits chats, chapeau’d paille, paillasson, somnambule, bulletin etc.)

On fait des liens de proche en proche d’une page à l’autre pour reconstituer une boucle entière qui inclut vos deux extrêmes. Ces liens là se font sur le sens comme trois ptits chats prend le son final du mot précédent pour débuter le mot suivant. Au delà du SEO, c’est une stratégie imparable pour structurer l’info sur votre site. (Tous avec moi : les robots adoooooorent la structure. Ah vous voyez, ça commence à venir !)

En action pour mettre en relation une page sur le beurre et une autre sur les peignes :

Beurre et crèmerie

Crèmerie et produits laitiers

Produits laitiers et qualité nutritionnelle

Qualité nutritionnelle et santé

Santé et beauté

Beauté et cheveux brillants

Cheveux brillants et peigne

Peigne et nœuds dans les cheveux

Nœuds dans les cheveux et démêlants

Démêlants naturels et beurre de karité

Beurre de karité et cosmétique maison

Cosmétique maison et crème

C’est bon, on est revenus au début : Crèmerie et beurre. Et bien sûr chacune de ces pages est pensée en fonction des besoins clients. Elles offrent toutes un point d’entrée “client” dans votre thématique.

Un cocon sémantique, c’est bête comme chou. Cela veut dire que vous avez fait plusieurs boucles de sens entre vos pages avec des liens internes. Les boucles ne sont pas faites au hasard, hein ! Elles sont guidées par le sens  ! Dans chaque page vous faites des liens vers les autres pages pour apporter des précisions sur un point ou un autre. Ces boucles de liens sont “plus denses”, “plus fréquentes” autour de vos sujets d’intérêt qu’entre les extrêmes. Employez un vocabulaire riche et varié quand vous traitez de vos sujets, c’est encore mieux.

Note : là j’y vais fort en associant peignes et beurre. La même logique est applicable à vos prestations, même si effectivement le grand écart à faire entre les pages promet d’être bien plus réduit.

Petit aparté sur les sites “one-page” : oui je sais, ils sont séduisants, ça fait classe, moderne et tout. En fait c’est pas le concept « one-page » qui fait classe. Ce sont les effets associés. Si vous voulez un site qui a un look « one-page » choisissez des images « Hero » et des effets de parallaxe pour votre page d’accueil. (Avec par exemple Twenty seventeen pour WordPress.)

Remplissez tous vos champs avec des mots clés

Vous avez des quantités d’espaces différents quand vous produisez un contenu sur un site web moderne. Utilisez-les. Tous.

Vos mots clés sont dans vos textes, oui évidemment. Point trop n’en faut. Vous devez garder une expression naturelle. Cela signifie que l’être humain que vous êtes va varier le vocabulaire et utiliser des synonymes. Si vous avez une densité de l’expression cible de 1 %, n’en faites pas une maladie. C’est suffisant (à condition de travailler propre à côté).

Vos titres, intertitres etc. Ils doivent être descriptifs avant tout (vous vous rappelez, les histoires d’ergonomie). Si vous ne parvenez pas à coller vos expressions cibles dans vos titres, ça veut juste dire que vous devez redéfinir votre sujet.

Les « balises alt » et autres « méta-descriptions ». Ce sont souvent les mal-aimés, ces champs que l’on ne remplit pas car on a la flemme, et puis de toutes façons ça ne se voit pas sur le site. Oui. Mais les moteurs eux utilisent ces données pour savoir de quoi parlent vos pages. Au trot, vous me complétez tout ça en utilisant vos expressions cibles ET en reformulant à chaque fois. (Une « balise alt » est une zone dans le code de la page qui décrit ce qu’est un objet que vous avez inséré, par exemple pour une image d’illustration.)

Quelques trucs en plus à savoir

Nous avons tous la sensation qu’internet est le royaume de l’immédiateté. Sachez que bien référencer un site est un processus long, qui porte ses fruits dans le temps. Comptez 6 mois.

Même si vous prenez un prestataire, le meilleur référenceur du monde ne pourra rien sans votre participation éclairée.

On ne réussit à positionner (durablement) un site que sur des requêtes sur lesquelles un site a de la plus-value. Si vous êtes électricien à Quimper, quelle est votre plus-value pour quelqu’un qui vit à Nice ? Pour une activité locale, on pense en premier lieu au référencement local.

Les moteurs de recherche n’utilisent pas “un” algorithme de classement. Ils en utilisent plusieurs. Ils sont d’une complexité affolante et leur secret est jalousement gardé (pour éviter les “détournements”). Voyez par exemple ce vrai/faux sur les algorithmes de Google.

C’est bon, vous êtes en 1 sur vos requêtes cibles ? Cool, bravo ! Ça signifie que vous avez la bonne méthode SEO, pas que vous devez arrêter le travail. Si vous arrêtez de communiquer sur votre activité, votre notoriété s’effondre, votre volume d’affaire avec. Sur le web, c’est pareil (en moins vite tout de même).

Vous n’y arrivez pas, les requêtes que vous avez ciblées pour le SEO sont hyper concurrentielles ? Visez plus modeste sur des requêtes “moins fréquentes mais plus accessibles”. Une fois que vous serez référencé dessus, vous aurez une base de départ pour attaquer les principales.

Ah oui, j’oubliais : les robots adorent la structure.

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Publié par

Geneviève Canivenc

1976 : naissance 1995 : un grand malade accepte qu'elle ait accès légalement à une voiture. 2005 : un groupe de grands malades lui confèrent le titre de docteur. 2012 : elle se lance en rédaction et plein de grands malades acceptent de lui faire confiance. Encore à venir : le meilleur.