Paul École, une première partie qu’elle était bien

Dès qu’il est question d’Oxmo Puccino, je me prends en flagrant délit de groupitude éperdue. Ici, aujourd’hui, vous prenant à témoin, je fais mon coming-out.

Pourtant, je ne vous parlerai pas de lui, bien que je sois allée le voir hier soir. Je ne vous parlerai pas de la beauté de ses textes, de l’émotion qu’il sait transmettre, des musiciens incroyables dont il a su s’entourer, de son charisme. Je ne vous dirai rien de la gentillesse et la simplicité avec laquelle il se met à la disposition de ses fans en fin de concert.

Paul École
Paul École, à retrouver sur Noomiz : http://www.noomiz.com/paulecole

Par contre, je vous parlerai du plaisir que j’ai eu à découvrir sa première partie, Paul École. Une vraie, une belle, une très belle découverte, sans aucun « oui mais » ni de « attendons de voir comment il va évoluer ».

Tout à coup je m’inquiète, serais-je en train de virer Michel Drucker ? J’allume la radio, zappe sur 2/3 canaux. Non tout va bien. Je n’ai simplement pas envie de prendre le temps d’expliquer en quoi ce que je trouve mauvais me déplaît après ma journée de taf.

Paul École, ce fut donc une belle surprise. Les premières notes de gratte partent, il est seul en scène. Bon, alors voyons, de l’épure ? Raté, il sample ses sons et les re-balance en boucle pour construire le morceau. Et ça fonctionne, ça chaloupe, on est bien.

Hop, un extrait. C’est encore mieux en live.

alt : Noomiz

L’intérêt devant sa dextérité cède bien vite le pas à une écoute attentive, puis enthousiaste. Aïe, l’espace d’un (tout petit) instant, il rippe. Le savant montage part en vrille. Pas grave, je n’en suis déjà plus là.

Paul École porte bien son nom, c’est une leçon, mais attention, pas n’importe laquelle, une leçon par l’exemple. Elle porte sur le pouvoir des mots. Il est question de déception, de tromperie, de jalousie, de déchéance, de divergence, de tout ce qui nous fait bouillir intérieurement, qui nous rend fous et vivants en même temps.

Il nous annonce une reprise de Souchon. L’espace d’une seconde j’anticipe « Ultra moderne solitude » et espère « Quand j’serai K.O. » Ce sera un merveilleux « La vie ne vaut rien ».

Nombreux sont ceux qui se frottent à l’assonance et aux images, pour un résultat à peu près aussi sexy que les plages de la Grande-Motte en plein mois de juillet. En fin de spectacle, Paul École se demandera « Est-ce que je suis sur la bonne voie ? »

Ouaip, et si quelqu’un te dit le contraire, envoie le paître de ma part steplais.

Merci encore donc à Oxmo Puccino, à tous ses musiciens ainsi qu’à Paul École. J’ai passé la soirée dont j’avais besoin, que cela soit écrit. À tous ceux qui auraient envie de les voir : il va falloir mettre le turbo. Les dernières dates de la tournée se jouent la semaine prochaine.

 

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Publié par

Geneviève Canivenc

1976 : naissance 1995 : un grand malade accepte qu'elle ait accès légalement à une voiture. 2005 : un groupe de grands malades lui confèrent le titre de docteur. 2012 : elle se lance en rédaction et plein de grands malades acceptent de lui faire confiance. Encore à venir : le meilleur.